Mairie Commune Roset-Fluans roset fluans

Commune de Roset-Fluans (Doubs)

Site officiel de la commune

Mairie.

6, rue des Saulniers

25410 - Roset-Fluans

 
 

 
   

Roset-Fluans - Origines et formation de la commune et ses environs

 

par Paul GOUNAND (1910-1995)

« Dans l’atlas de G.Mercator « La Franche-Comté au 16ème siècle » datant de 1595, les noms de ROSET-FLUANS, LA CORNE, CHATEAU-LE BOIS, ne figurent pas.
Par contre, on trouve : TOURAIZE (Thoraise), TORPES, FRAISANS, RANS, RANCHOT, QUINGEY.
Un plan de la forêt de Chaux exposé actuellement au palais Granvelle à Besançon, daté de 1720, indique ROZET, FUYANT (Fluans), LA CORNE, LE DOUX.

Par les lois du 14 décembre 1789 et du 26 février 1790, l’Assemblée Nationale Constituante transforme l’organisation administrative de la France, les provinces sont supprimées.
Les municipalités deviennent des communes organisées d’une manière uniforme, groupées en districts, les districts en départements (83 pour la France).

Les hameaux :

- de CHÂTEAU-LE-BOIS (dépendance des municipalités d’OSSELLE et d’ABBANS-DESSUS)
- de LA CORNE DE CHAUX (dépendance de SALANS)
- de FLUANS (dépendance d’OSSELLE)
- de ROZET (dépendance de ST-VIT)

forment donc trois communes indépendantes les unes des autres :

- CHÂTEAU-LE-BOIS, LA CORNE DE CHAUX et ROZET-FLUANS.

Doit-on écrire ROZET ou ROSET ? Le plan cadastral de 1842 porte ROSET-FLUANS, mais sur les registres des délibérations du Conseil municipal, on écrit toujours ROZET.
L’Abbé SAVARY, décédé en 1935, me disait que ROSET venait de Rose, donc pays de Rose ou des roses. D’où je crois qu’il faut écrire ROSET. C’est depuis 1951 que l’écriture ROSET-FLUANS devient l’écriture officielle.

Les communes sont donc constituées et les conseillers municipaux élus avec le Maire et l’Adjoint. Combien y avait-il d’habitants ? Difficile à dire.

- en 1700, ROSET comptait 5 ménages et FLUANS 16.
- En 1782, LA CORNE en avait 36. Nombre inconnu pour CHÂTEAU-LE-BOIS.
- En 1819, FLUANS 32 ménages et ROSET 20.
- En 1871, le 20 avril, les chiffres sont précis : ROSET 111 habitants, FLUANS 119, LA CORNE 126 et CHATEAU-LE-BOIS 17 (total 395 habitants).

La commune de CHÂTEAU-LE-BOIS administrée par Jacques de Boichet, Pierre Bardeaux, Antoine Genoux, Joseph Margelin le Jeune, Joseph Margelin le Vieux, Alexix Margelin, Jean-Baptiste Batonnaire, Pierre Vernoy, Jean Petetin, et Claude Choulet, a des ennuis avec les communes d’OSSELLE et d’ABBANS. Considérant que les habitants de CHATEAU-LE-BOIS sont leurs fermiers, elles leur réclament des fermages. D’où procès qui ne sera pas terminé en 1821 et quatre habitants seront « saisis » pour la somme de 6 400 francs (de l’époque) ce qui représentent le montant du bail échu, malgré les protestations et réclamations du Conseil municipal.
Le Préfet propose la réunion avec la commune de ROZET-FLUANS le 4 janvier 1825.
A ma connaissance, CHATEAU-LE-BOIS accepte sans protester.

LA CORNE DE CHAUX n’aura pas de problèmes. Le 21 juillet 1791, (26 thermidor An II) le Conseil municipal, ayant pour Maire Etienne Poitrey et pour adjoints Claude Veloux et Joseph Grosclerc, décide de ne plus payer les dîmes et redevances au « Sieur Baron de SALANS ».
Mais, lorsque le Préfet, par lettre du 16 décembre 1824 demande à la commune de se réunir avec ROZET-FLUANS, il refuse « d’adhérer à la réunion de la commune de ROZET-FLUANS »… »Monsieur le Maire et Monsieur l’Adjoint de la commune de LA CORNE DE CHAUX sont chargés de porter, s’il en était besoin aux pied du trône de Sa Majesté toute réclamation en cas de tentative ultérieure à leur projet qui apporterait le moindre changement à l’existence de la commune ». (séance du Conseil municipal du 26.12.1824)

Néanmoins, et malgré l’avis négatif du Conseil municipal de ROZET-FLUANS, du 6 décembre 1825, une Ordonnance Royale du 22 juin 1825 réunit les 4 communes en une seule qui s’appellera ROZET-FLUANS.

Le Maire de LA CORNE, Jacques Martin, manifesta son mécontentement personnel par des violences (lesquelles ?). Information des gendarmes à Monsieur Renouard de Bussière, Maire de ROZET-FLUANS.

Le nouveau Conseil municipal est donc installé le 19 août 1825 avec Alexis Margelin de la VELOUPE (adjoint), Joseph Ratez, Melchior-Ange Gueydan, J.P. Morel de ROZET ; Claude Bontemps, André Gounand et Gabriel Maire de FLUANS ; Jean Petetin, Jean Ambroise Girod de CHÂTEAU-LE-BOIS ; Jean-Batispte Fagandet, Jacques Chevalier de LA CORNE DE CHAUX.
Ce Conseil est modifié par arrêté Préfectoral du 27 juin 1826 : Maldinez Xavier, Martin Jacques de LA CORNE, Morel Jean-baptiste de FLUANS remplaceront les sieurs Bontemps Claude (qui a quitté la commune), Fagandet Jean-baptiste et Maire Gabriel, décédés.

Jacques Martin, installé second adjoint, a prêté serment conformément à la loi le 5 juilllet 1827 : « Je jure fidélité au Roi et obéissance à la Charte et aux Lois constitutionnelles du Royaume ». (le Maire et tous les conseillers faisaient le même serment en ce temps-là)

N.B. : J’ai employé volontairement l’orthographe ROZET, telle que je l’ai trouvée dans les textes.

Dates intéressantes : - 1839 à 1842 : Construction de l’Eglise
- 1869 à 1871 : Construction de l’école
- 1893 à 1897 : Construction du pont suspendu. »

 

LES CARRIERES ET DOLINES
Les affaissements de sol se produisent lorsque la roche (par exemple : gypse, sel, dolomie, calcaire) est attaquée et par endroits dissoute par la circulation de l’eau. Les cavités qui se forment ainsi, peuvent s’effondrer entraînant des affaissements à la surface du sol.

Le sol à certains endroits de la commune, contenait du sable vert qui était transporté à Fraisans, dans le but de servir aux forges afin de réaliser des moules nécessaires à la fabrication de pièces qui ont été notamment utilisées à l’édification de la Tour EFFEL

UNE RIVIERE : LE DOUBS
Le Doubs a longtemps été un obstacle à la circulation. Un bac permettait autrefois aux personnes et aux marchandises de le traverser. C’était un bateau plat dont les extrémités se terminaient par des panneaux pouvant se lever ou s’abaisser sur la terre ferme pour faciliter le passage de ceux qui l’empruntaient. Quelques barques assuraient aussi le passage.

Le Doubs, long de 430 kilomètres, prend sa source à 994 mètres d’altitude à Mouthe. II n’est plus qu’à 235 mètres à son entrée dans le canton de Boussières. C’est à l’entrée de Fluans qu’il échappe définitivement aux plis du Jura. Il peut avoir des crues redoutées des riverains. En un siècle, de 1882 à 1983, son cours a dépassé une quarantaine de fois la cote de 6 mètres. La crue la plus importante demeure celle de janvier 1910.

L’EGLISE SAINT CLAUDE
Saint Claude né le 6 juin 607 (sous le règne de Clovis II premier roi fainéant) à Bracon, près de Salins, est mort en 699 dans le cloître de Saint Oyand. En 685, il est évêque de Besançon et le reste pendant sept ans. Pendant la moitié du XIIème siècle, on s’aperçut que sa dépouille était restée intacte. Dès lors, il fut vénéré et fit des miracles, dit-on. En 1794, son corps fut brûlé par les révolutionnaires.

 

C’est en 1998, que l’ancien presbytère est aménagé pour abriter la nouvelle mairie.
Le local, devenant disponible, est transformé en salle de convivialité pouvant accueillir environ 50 personnes. La cuisine est équipée en accessoires ménagers et en vaisselle permettant de réaliser des cérémonies pour des manifestations diverses.

La question de l’eau a toujours été vitale pour les habitants des quatre villages.
Fontaines
A Roset, et également à La Corne, on creusa un réservoir, une citerne à côté de chaque maison pour recueillir les eaux de pluie tombées sur les toits. Quelquefois la citerne se trouve dans la cave. Sa capacité dépend des besoins et de l’importance de la maison. Elles ont une capacité de 10 à 50 m3.

L’Abbé CONVERS, qui venait de Frotey-les-Lure (Haute-Saône), a refusé l’aide de la commune pour le transport de son mobilier, mais a demandé en contrepartie qu’on lui creuse une citerne. Cela a été accepté par le Conseil Municipal le 2 juin 1859 et la cure a été pourvue d’une citerne.

A cette époque, les gens de Roset utilisaient deux abreuvoirs dans la rivière. L’un, celui du « Bacq » en aval du pont actuel et l’autre, à « la fontaine sous le château ». Bien que peu fréquentés aujourd’hui, les chemins y conduisant sont encore visibles : l’un longe la côte de Roset, l’autre, prenant près de l’atelier de Monsieur DESTAING, longe le mur de soutènement du château.
En 1843, ce dernier figure sur le plan cadastral sous le nom de « rue de la Fontaine » d’une largeur de 4 mètres

 

 
   

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